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  • : Pietro COSSU Absysconsult Management et Coaching
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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 13:29

Emotions-et-Chaos.jpg
Dans un article de Stratégies, paru il y a quelques mois, sur le sujet de "l'affect dans le management", on pouvait lire des interviews contradictoires:
- " Manager c'est entrainer ses collaborateurs sur des bases d'évolution et d'évaluation rationnelles. Manager par l'affect, c'est tout le contraire. Lorsque l'on joue sur la corde affective dans le management cela signifie le plus souvent qu'on n'a pas de réels arguments à faire valoir" (un directeur de la Rédaction d'un grand hebdo national)
- "Manager par l'affect c'est une façon de ne pas faire de management, de nier les valeurs et les outils qui le fondent. Le Management est avant tout un système formalisé de règles du jeu connu de tous...." (Un expert, consultant dans la publicité)

Difficile à lire ces phrases, pour nos nouveaux managers, si l'on ne précise pas de quoi on parle. Car lorsqu'on parle d'affect ou d'émotion, on met le pied dans un univers souvent étranger au "mesurable" ou, en tous cas aux outils de mesure traditionnels....
Et même si on est prêt à admettre le rôle incontournable des émotions dans les relations humaines, on se heurte à des raidissements, voir à des dénis.

Il est significatif de constater que lorsque l'on parle de la place de l'affect dans le management, nos deux premiers dirigeants traduisent:  "MANAGER PAR l'AFFECT". Autrement dit, dès que l'on quitte le champs du "tout rationnel", il faudrait entrer dans celui du "tout émotionnel". Comme si, potentiellement, l'émotionnel était un flot submergeant toutes les digues et envahissant tout l'espace...
Car quand on pose la question de LA PLACE DE L'AFFECT, surgit la peur de l'inconnu: "on ne nous a jamais appris à gérer ça", "l'émotion c'est ingérable et nous, managers, nous sommes là pour gérer".... Ingérable? Voire....

Dans ce même article, on a une interview de Jacques Séguéla qui dit: "A terme, je prophétise la mort du dirigeant froid et le retour des patrons à fort charisme.... Le vocabulaire utilisé est celui de la passion, celui capable de fédérer les hommes".

Seul un monstre sacré comme Séguéla peut se permettre de dire cela devant une assemblée de managers sans se faire envoyer aux pelotes... Mais faut-il déduire qu'il est "un manager par l'affect"? Ou le ranger définitivement dans le placard des "managers à l'ancienne", limite paternalistes, limite manipulateurs? Je sens bien que cela en démange plus d'un. Je ne me prononcerai pas sur un cas particulier...
Mais pour rester sur notre sujet, j'irai plutôt explorer du côté de la confiance en soi, celle que confère l'expérience et le talent cultivé. J'irai explorer du côté du vécu ou de la compétence managériale : un manager de cette envergure dispose des outils lui permettant de flirter avec le passionnel comme avec le rationnel sans se brûler ou mettre le feu (à moins peut-être de le faire sciemment ce qui est un autre sujet....;-)

Il faut se garder des jugements rapides. Mais disons le tout de go: l'émotion fait peur. Et pourtant, le management, fondé sur la relation humaine ne peut décréter son inexistence ou son inutilité. Comment demander à un salarié de laisser la moitié de son cerveau à la porte de l'entreprise lorsqu'il arrive pour éventuellement la récupérer le soir, comme on laisse son enfant à la crèche?

Car l'émotion est aussi utile que la raison, si on lui réserve la place de l'efficience. Une émotion basique comme la peur: elle peut vous sauver la vie, si elle vous empêche de traverser devant un camion fou... elle peut vous tuer si elle vous paralyse, alors que vous avez le même camion quelques mètres en face de vous.

Imaginons un monde où l'on vous demanderait l'inverse: laisser de coté le rationnel pour ne laisser la place qu'à l'émotionnel? En seriez-vous capable? Si je vous demande de ne pas réfléchir, la première chose que vous allez faire, c'est de vous demander comment vous aller faire.... Si cela vous semble évident, sachez qu'il est tout aussi vain de prétendre laisser de côté l'émotionnel...


Alors?

Apprenons à reconnaître nos émotions et celles des autres et à leur laisser (à nos émotions) la place qu'elles méritent... et, bien sûr, à ne pas prendre toute la place. Ignorer l'affect, c'est bien risquer, en effet de lui laisser toute la place, tout comme la rumeur prend toute la place dans un système de communication défaillant.

A ce point du sujet, je sens bien poindre la vraie question: "tout ça c'est bien, mais COMMENT on fait?".

Il ne s'agit pas bien sûr de généraliser des modèles qui ne représentent qu'eux-même... celui des relations de travail ami-ami, du tutoiement généralisé, des excès fondés sur la seule dimension affective.

Tout commence souvent de la même manière quand on est manager: par soi. Apprenons à bien connaître notre mode de fonctionnement. A reconnaître nos émotions et celles des autres. La plupart du temps, cela suffit (Ok, je concède.... c'est souvent,  quand même, un peu de travail... ;-)). Le reste est l'oeuvre de NOS intelligenceS......

Pour ceux qui veulent aller plus loin et travailler la question, un bon coach accompagnera utilement le travail.... ;-)

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